Entretien : les gestes qui trahissent

Sommaire :

  1. L'entretien d'embauche : « comment vendre au mieux sa candidature »
  2. 50 conseils pour préparer et réussir son entretien d'embauche
  3. 70 questions pièges qui peuvent vous arriver lors d'un entretien d'embauche
  4. Entretien : les gestes qui trahissent

L'entretien d'embauche représente le deuxième stade de votre démarche. Au cours de l'entretien, il faudra confirmer la première impression donnée et "vendre" réellement sa candidature. En effet, à cette étape les responsables du recrutement se trouvent généralement en présence de plusieurs candidatures de valeur et surtout qui se tiennent très près les unes des autres.

Le choix final leur est souvent très douloureux et procède d'un véritable cas de conscience. Il serait à peine exagéré de dire qu'ils sont parfois tentés de tirer au sort les "finalistes". Ne leur laissons pas cette tentation ridicule ! Créons ces petits faits qui feront la différence, qui feront qu'on se souviendra plus volontiers de votre entretien et de votre candidature.

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  Comment préparer son entretien d'embauche  

Tout comme le sport, la meilleure préparation aux entretiens est l'entraînement.

Il faut tout de suite vous faire à l'idée que les premiers entretiens seront des échecs. Pourquoi ? Parce qu'en effet, vous manquez d'entraînement !

Si l'on vous compare à un acteur, vous ne maîtrisez pas encore votre texte pour vous soumettre au verdict des critiques le soir de la générale… Maîtriser son texte, c'est éviter de bredouiller sa réplique lorsque votre partenaire (le recruteur) vous adresse la parole.

Pour réussir les entretiens à des postes qui vous attirent, il faut donc acquérir de la pratique. Ne désespérez pas donc si vos premiers entretiens échouent. À la limite, l'échec est une bonne préparation, surtout pour des postes pour lesquels votre intérêt n'est pas capital. Il au contraire possible de tirer profit au maximum de ce type de candidature.

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  Utilité des entretiens d'embauche pour des postes non capitaux  

Le principe de ce type d'entretien : vous répondez à des offres qui ne vous attirent pas a priori et ainsi vous n'avez rien à perdre. Le résultat : vous abordez ces entretiens très décontracté. La règle : être convaincant et paraître motivé pour le poste ou plus généralement pour la société.

Vous n'êtes plus dans la peau d'un demandeur, mais dans celle d'un prestataire qui vient proposer sa collaboration. Cela change tout, car le rapport de forces est différent : on parle d'égal à égal. Cette attitude va impressionner votre ou vos interlocuteurs. Beaucoup d'entre eux, fins psychologues, constateront que vous n'êtes pas tout à fait désigné pour le poste mais que vous valez mieux. C'est ici qu'intervient l'aspect positif de cette technique.

Vous ignorez en rencontrant votre interlocuteur qu'il a un poste à pourvoir dans l'immédiat ou plus souvent à court terme en rapport avec vos compétences et surtout vos objectifs. Vous lui avez fait une excellente impression et il s'interroge pour savoir si vous ne feriez pas l'affaire pour d'autres postes. Vous ne soupçonnez pas le nombre de candidats qui ont appliqué cette méthode et qui ont trouvé un emploi dont ils n'ont qu'à se louer.

Dans ce type de recrutement "hors norme", tous les partenaires y trouvent leur compte. La société (le recruteur), qui économise les frais d'une campagne de recrutement. Vous, parce que l'on vous propose un poste sans avoir à vous frotter à une compétition avec une dizaine d'autres candidats et que, sollicité par la société, vous avez les coudées plus franches pour imposer vos vues dans la limite du raisonnable (salaire notamment).

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  La règle d'or : connaître les sociétés qui vous proposent un entretien d'embauche  

ll faut connaître les firmes qui vous convoquent. C'est certainement une règle essentielle de réussite à un entretien. Les recruteurs sont consternés de voir que la majorité des candidats qu'ils reçoivent sont totalement "incultes" sur leur société. Vous n'avez aucune excuse lorsqu'il s'agit d'une convocation à la suite d'une candidature spontanée. L'entreprise juge, en effet, que si vous vous êtes tourné vers elle, c'est avec un minimum d'information. Cela consiste essentiellement :

  1. dans la connaissance de la firme : son positionnement marketing, sa dernière campagne publicitaire, ses produits, son évolution boursière, sa taille, ses communiqués de presse. Bien sûr, vous n'êtes pas censé tout connaître. Ce qu'on attend de vous, c'est un cadre général par rapport auquel vous situez votre propre candidature.
  2. dans la connaissance de la personne qui vous interroge : il est sûrement plus difficile d'obtenir ce type d'information. Si vous connaissez déjà le nom et la fonction de votre interlocuteur, n'hésitez pas à parcourir toutes les pistes pour recueillir des infos sur sa personnalité.

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  L'entretien d'embauche par téléphone : à éviter si possible  

Vous serez confronté quelques fois à un entretien par téléphone.

Il y a deux cas de figure distincts :
- vous avez été invité à prendre contact avec la « bonne personne » par téléphone.
- un recruteur, à la réception de votre curriculum vitae oû figure votre numéro de téléphone, vous appelle apparemment pour vous fixer un rendez-vous.

Dans ces deux cas, il arrive que vous soyez soumis à une sélection par téléphone. L'intérèt pour le recruteur : organiser son emploi du temps, en ne convoquant à son bureau que ceux qui auront répondu au téléphone à ses critères du poste à pourvoir.

Il se peut que vous soyez "pris à froid". Vous n'avez pas eu le temps de réunir les informations sur la société ou sur la fonction du recruteur. Prenez alors l'initiative de proposer à votre interlocuteur une date pour étudier à son bureau l'intérêt de votre candidature. Vous appliquerez pour cela la technique éprouvée des prises de rendez-vous par téléphone qu'utilise tout bon vendeur. L'entretien téléphonique comporte plus de risques que d'avantages. Fuyez donc dans la mesure du possible les entretiens par téléphone.

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  Techniques et Environnement de l'entretien d'embauche  

Lors d'un entretien d'embauche, vous serez confronté aux techniques les plus variées. Il faut, en effet, distinguer d'une part les techniques employées par les recruteurs et, d'autre part, les différents environnements.

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  Voici les techniques d'entretiens les plus récurrentes :  

- l'entretien monologue ;
- l'entretien libre ;
- l'entretien semi-libre ;
- l'entretien dirigiste ;
- l'entretien "examen technique".

1. L'entretien monologue

Son déroulement : un véritable monologue, une sorte de one-man show dont vous êtes la vedette. La seule intervention du recruteur consiste à vous accueillir en vous disant: "Eh bien, parlez-moi de vous !"
Il s'agit de développer votre curriculum vitae et d'indiquer vos motivations pour le poste. Cette "plaidoirie" va durer environ une demi-heure. Certes, c'est particulièrement éprouvant de se trouver face à un "zombie" qui ne dit rien. Il ne vous interrompra pas une seule fois et ne vous fournira aucune information sur le poste.

Pourquoi certains adoptent-ils une telle attitude ? On peut envisager diverses hypothèses : éprouver votre assurance, procéder à une première sélection hâtive pour ne retenir dans une seconde phase que ceux qui ont eu grâce aux yeux de "l'examinateur", pour éviter d'avoir à déflorer la vraie nature du poste sans s'entourer au préalable d'un minimum de "garanties".

2. L'entretien semi-libre
De loin la technique d'entretien la plus pratiquée. Ici, chacun pose des questions et y répond. Lorsque l'on vous pose une question, vous y répondez. Mais inversement, on attend de répondre aux vôtres. Toute l'information que vous avez réunie les jours précédents va trouver ici une juste application.

3. L'entretien dirigiste
Vous êtes placé dans un carcan. Ce n'est plus vous qui menez le jeu en partie ou partiellement. On vous demande de répondre à un feu roulant de questions types. Ne cherchez pas à faire de digression car on vous ramènera très vite sur les rails. En préambule, on vous indique qu'à la fin de l'entretien on répondra à vos éventuelles questions.
Votre personnalité sera véritablement mise à nue : votre formation, vos origines sociales, votre situation de famille, vos expériences, vos distractions, vos objectifs, etc. N'appréhendez pas cette épreuve si par avance vous connaissez les questions pièges que l'on risque de vous poser.

4. L'entretien "examen technique"
On vous place en face d'une situation à laquelle vous serez confronté dans l'exercice du poste. Ainsi, on demandera à un vendeur de vendre un produit qu'il ne connaît pas forcément, de manière à juger ses qualités de conviction ; à un candidat de marketing, de définir un plan de campagne avec supports appropriés ; à un chef d'atelier, de réagir face à une panne technique donnée, etc.

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  L'environnement des entretiens d'embauche  

Le cadre de vos entretiens sera lui aussi très divers. On peut répertorier 10 situations différentes et donner quelques conseils de bons sens.

1. L'entretien par téléphone
À éviter si possible ! Dans le meilleur des cas, vous créez des attentes qu'il faudra ensuite confirmer lors de votre entretien en chair et en os. Au pire, vous perdez la chance d'obtenir un véritable entretien d'embauche.

2. L'entretien face à un interviewer
Un minimum de tenue : ne pas s'avachir sans pour autant se raidir. Votre serviette (cartable) à portée de main si vous avez des documents à fournir ou à glisser ; sa place : sur le côté de votre siège plutôt que sur vos genoux…

3. L'entretien face à plusieurs interviewers
Reculez votre siège afin de vous adresser avec aisance à chacune des personnes face à vous. Attachez autant d'égard à chacun de vos interlocuteurs quel que soit son rang…

4. L'entretien dans un bureau, confronté(e) à un défilé d'interviewers
Tenez le même langage à chacun de vos interlocuteurs car on fera des recoupements…

5. Seul(e), reçu(e) dans chacun des bureaux des divers interviewers
Pratique de plus en plus courante dans les grandes entreprises lorsqu'il faut recruter un cadre d'un certain niveau. L'entreprise ne peut se permettre de se tromper, il lui faut donc s'entourer du maximum d'avis et ainsi on voit des candidats reçus, outre par le DRH par 6, 7, 8, voire 10 collaborateurs de divisions différentes !!! Ensuite, on réunit tout ce beau monde pour prendre la température sur le candidat et arrêter enfin sa décision. Éprouvant pour le candidat ! Profitez donc de cette "ballade" de bureau en bureau pour observer discrètement chacun de ceux-ci et les couloirs que vous traverserez ; le climat et l'agencement sont souvent révélateurs de l'âme d'une entreprise…

6. Seul(e), reçu(e) par votre interviewer entouré(e) de collaborateurs passifs
N'oubliez pas de saluer à votre arrivée et à votre départ ces personnes qui ne participent pas à l'entretien, apparemment accaparées par leur tâche. Évitez si possible de tourner le dos à l'une d'elles. Tout en vous adressant à votre interlocuteur, faîtes-leur sentir que vous leur parlez également même si elles ne lèvent pas le nez de leur ordinateur ou de leurs écritures. Ayez en mémoire, qu'après votre départ la personne qui vous aura reçu prendra l'avis de ces "spectateurs". Contrairement à ce que vous pourriez penser, leur avis va compter dans votre recrutement…

7. L'entretien avec le directeur en présence du démissionnaire
Manifestez une attention particulière au "démissionnaire". Si le directeur a souhaité sa présence, c'est qu'il a en lui toute confiance…

8. L'entretien avec d'autres candidats face à un seul interlocuteur
Faîtes parler vos "concurrents" dans la salle d'attente afin de déceler les points forts ou les défaillances de chacun d'eux. Une fois "lâché dans l'arène" face à votre interlocuteur ou votre jury, parlez avec justesse, ni trop ni trop peu.

9. L'entretien avec d'autres candidats face à un "jury de recruteurs"
Conseil identique au précédent…

10. L'entretien au restaurant
Un cadre propice aux confidences et aux comportements suicidaires ! Le simple choix du menu peut éclairer votre interlocuteur. Je vous conseille de le calquer le plus étroitement sur celui de votre hôte. Cela ne dénote peut-être pas un très grand sens des responsabilités, mais vous épargne les impairs… Attention aux confidences de nature privée ; ramenez toujours la conversation sur le poste à pourvoir et à votre expérience…

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